Les données du Recensement de 2016 mettent en relief la diversité familiale au Canada

Aujourd’hui, Statistique Canada a publié de nouvelles données issues du Recensement de 2016 ainsi que quelques publications illustrant la diversité familiale et les modes de cohabitation au Canada, entre autres en ce qui touche l’immigration et la diversité ethnoculturelle, ainsi que les peuples autochtones et le logement.

Outre les données mises à jour et autres tableaux sommaires, fiches infographiques et extraits vidéo, une nouvelle parution dans la série Recensement en bref propose aussi une analyse en plusieurs volets, notamment en ce qui concerne les enfants autochtones et immigrants, les origines ethnoculturelles des Canadiens, les conditions de logement des peuples autochtones, la diversité linguistique, etc.

Ces données du Recensement jettent un éclairage utile sur certains aspects de la diversité familiale et du logement, qu’il est possible de situer dans un cadre élargi auquel l’Institut Vanier s’est intéressé. En voici quelques exemples :

 

Hausse du nombre de ménages multigénérationnels au Canada…

  • Les ménages multigénérationnels représentent le type de ménages à plus forte croissance au Canada pour la période de 2001 à 2016, suivant une hausse de 38 % jusqu’à hauteur de près de 404 000 ménages.
  • En 2016, quelque 2,2 millions de Canadiens vivaient au sein de ménages multigénérationnels, soit 6,3 % de la population totale en ménages privés (contre 4 % en 2001).
  • Plus du tiers des Canadiens de 20 à 34 ans (35 %) vivaient avec au moins un de leurs parents en 2016 (comparativement à 31 % en 2001).

 

 Les familles autochtones : un segment démographique jeune, diversifié et en pleine croissance…

  • En 2011, 1,4 million de Canadiens se réclamaient d’identité autochtone1, soit environ 852 000 des Premières Nations, 452 000 Métis et 59 000 Inuits.
  • La population autochtone connaît une croissance supérieure à celle des non-Autochtones au Canada (+20 % en 2006 et +5 % en 2011). Ce segment démographique oscillera vraisemblablement entre 2 millions et 2,6 millions de personnes d’ici 2036.
  • En 2011, les enfants de 14 ans ou moins représentaient près des trois dixièmes des personnes d’identité autochtone, avec une certaine variation en fonction des groupes identitaires autochtones (34 % chez les Inuits, 30 % parmi les Premières Nations et 23 % chez les Métis). Il s’agit d’une proportion beaucoup plus marquée que chez les non-Autochtones (17 %).

 

 Les familles immigrantes occupent une portion grandissante de la population canadienne et présentent des réalités uniques…

  • En 2011, environ un cinquième des Canadiens (20 %) déclaraient être nés à l’étranger, soit la plus forte proportion des pays du G8 (contre 16 % en 1961, et probablement entre 25 % et 28 % d’ici 2031).
  • En 2011, plus d’un cinquième des immigrants récents2 (21 %) vivaient avec leurs petits-enfants (comparativement à 3 % parmi les Canadiens du même groupe d’âge nés au pays).
  • En 2011, la plupart (76 %) des immigrants récents du principal groupe d’âge actif au Canada (25 à 54 ans) étaient en emploi, mais il s’agit néanmoins d’un taux d’emploi plus faible que chez leurs homologues canadiens nés au pays (83 %).

 

Notes


  1. D’après Statistique Canada, le terme « “identité autochtone” désigne les personnes ayant déclaré être des Autochtones, c’est-à-dire Premières Nations (Indiens de l’Amérique du Nord), Métis ou Inuk (Inuit) et/ou ayant déclaré être un Indien inscrit ou des traités, c’est-à-dire les personnes qui sont inscrites en vertu de la Loi sur les Indiens du Canada et/ou ayant déclaré être membres d’une Première Nation ou bande indienne. L’article 35 (2) de la Loi constitutionnelle de 1982 précise que les peuples autochtones du Canada s’entend notamment des Indiens, des Inuit(sic) et des Métis du Canada ». Lien : http://bit.ly/2yge81c
  2. Immigrants arrivés au Canada entre 2006 et 2011.

 

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