En bref : L’IMPACT DE LA COVID-19 sur la répartition des tâches ménagères

Série En bref de l’Institut Vanier : Mobiliser la recherche sur les familles au Canada

Diana Gerasimov

1er mars 2021

ÉTUDE : ZOSSOU, C. « Partage des tâches domestiques : faire équipe pendant la pandémie de COVID-19 », StatCan et la COVID-19 : Des données aux connaissances, pour bâtir un Canada meilleur, no 45-28-0001 au catalogue de Statistique Canada (15 février 2021). Lien : https://bit.ly/3dRsDNs


Depuis le début de la pandémie, les mesures de santé publique en réponse à la pandémie de COVID-19 ont touché les familles partout au Canada ainsi que la façon dont elles accomplissent leurs responsabilités professionnelles, scolaires et domestiques. Certains facteurs, comme les restrictions liées à la mobilité, la fermeture des garderies et l’annulation des activités parascolaires, associés à la rapide transition vers le télétravail et l’école à distance, ont transformé les routines, les relations et les rôles instaurés au sein de la famille. C’est notamment le cas de la répartition des tâches domestiques dans le ménage.

Au cours des premiers mois de la pandémie, 68 % des Canadiens se déclaraient satisfaits de la manière dont les tâches ménagères étaient réparties entre eux et leur conjoint ou partenaire. Toutefois, le degré de satisfaction variait grandement en fonction de l’âge et du sexe des répondants.

  • Les personnes de 55 ans et plus ont déclaré dans une plus forte proportion (74 %) être satisfaites de la répartition des tâches domestiques que les personnes de moins de 55 ans (63 %). Cet écart s’avérait plus marqué chez les femmes : 57 % des femmes de moins de 55 ans ont déclaré être satisfaites de la répartition des tâches ménagères, par rapport à 72 % des femmes de 55 ans et plus.
  • Quelque 16 % des femmes étaient insatisfaites de la répartition des tâches pendant la pandémie, comparativement à 9 % des hommes.
  • Les femmes se disaient plus satisfaites lorsqu’elles partageaient les tâches de façon égale (80 %), ou lorsque leur partenaire en assumait l’entière responsabilité (82 %), que lorsqu’elles devaient s’en occuper elles-mêmes (50 %), quelle que soit la nature de la tâche.
  • Les personnes cohabitant avec un partenaire (86 %) ont affiché le même niveau de satisfaction par rapport à la répartition des tâches ménagères qu’avant la pandémie.
  • Quelque 8 % des Canadiens se sont dit plus satisfaits du partage des tâches pendant la pandémie qu’avant celle-ci.

Les types de tâches ménagères

  • Les Canadiens vivant en couple ont déclaré à 56 % que la lessive était principalement effectuée par la femme, contre 16 % ayant répondu que l’homme était le principal responsable de cette tâche.
  • Par ailleurs, 48 % ont indiqué que la femme était celle qui préparait les repas, tandis que 16 % ont affirmé que cette tâche était accomplie par l’homme.
  • Environ 30 % des hommes s’occupaient de faire l’épicerie pendant la pandémie, cette proportion ayant doublé depuis 2017 (15 %).
  • Dans les ménages où l’on comptait au moins un enfant de moins de 6 ans, la proportion des hommes responsables de faire l’épicerie passait de 30 % à 42 %.

Certes, les femmes concilient plus que jamais le travail et la vie de famille, mais elles continuent d’assumer la plupart des tâches ménagères. Alors que, pendant la pandémie, elles sont moins susceptibles d’être les principales responsables de la lessive et des repas qu’elles ne l’étaient en 2017, aucun changement marqué n’a été observé quant à leur participation aux autres tâches domestiques.

Diana Gerasimov est titulaire d’un baccalauréat en communication et études culturelles de l’Université Concordia.

Consultez l’étude complète

 

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