En bref : L’IMPACT DE LA COVID-19 sur la planification des études postsecondaires

Série En bref de l’Institut Vanier : Mobiliser la recherche sur les familles au Canada

Diana Gerasimov

19 février 2021

ÉTUDE : Bonikowska, A., et M. Frenette. « Planification des études postsecondaires avant et pendant le confinement lié à la COVID-19 », StatCan et la COVID-19 : Des données aux connaissances, pour bâtir un Canada meilleur, no 45-28-0001 au catalogue de Satistique Canada (27 janvier 2021). Lien : https://bit.ly/3aZzaTd


Les finances familiales sont diversifiées et complexes, et les familles doivent recourir à divers moyens pour soutenir les études postsecondaires de leurs enfants. Bien que la pandémie de COVID-19 ait suscité beaucoup d’incertitude et d’instabilité économique au cours de la dernière année, les données d’enquête de Statistique Canada suggèrent qu’entre février et juin 2020, la pandémie n’a pas eu d’effet majeur sur les attentes des parents à l’égard de leurs enfants quant à la poursuite d’études postsecondaires, bien qu’elle ait en quelque sorte élargi l’éventail des possibilités envisagées pour les appuyer.

  • Les études postsecondaires demeurent une priorité pour les familles, malgré les répercussions de l’incertitude économique engendrée par la pandémie de COVID-19.
  • En mai-juin 2020, 92 % des parents interrogés ont déclaré qu’ils s’attendaient à ce que leur enfant poursuive des études postsecondaires – soit une légère baisse par rapport à 94 % des parents interrogés en février-mars 2020.
  • En mai-juin 2020, la proportion d’enfants dont les parents disaient avoir l’intention d’épargner pour leurs études postsecondaires était de 54 %, comparativement à 46 % chez ceux dont les parents ont été interrogés avant l’adoption des mesures de confinement à la mi-mars 2020.
  • Parallèlement, le pourcentage d’enfants dont les parents disaient ne pas prévoir épargner a également augmenté, passant de 18 % à 25 %.

Parmi les parents qui s’attendaient à ce que leurs enfants poursuivent des études postsecondaires, la proportion de ceux ayant déclaré avoir déjà cumulé des épargnes pour les études a peu changé au cours de cette période.

Cela contraste toutefois avec les attentes des parents qui, avant la pandémie, n’avaient pas encore commencé à épargner pour les études de leurs enfants. La pandémie semble avoir « polarisé » les intentions d’épargner chez les parents qui n’avaient pas encore commencé à épargner pour les études postsecondaires de leurs enfants.

En raison de l’incertitude économique provoquée par la pandémie de COVID-19, une proportion croissante de parents disent envisager un éventail de possibilités plus important qu’avant la pandémie pour soutenir leurs enfants – qu’ils aient déjà commencé à épargner ou non.

Afin de soutenir leurs enfants pendant le confinement, certains parents leur ont offert un logement gratuit ou la possibilité d’utiliser un véhicule (86 %), d’autres ont procédé à la vente d’actifs (18 %) ou les ont aidés à rembourser leur prêt étudiant (48 %).

Diana Gerasimov est titulaire d’un baccalauréat en communication et études culturelles de l’Université Concordia.

Consultez l’étude complète

Ressources connexes :

Le budget de la famille moderne : les étudiants au Canada

Réflexions parentales sur l’avenir postpandémie au Canada

 

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