En bref : Les liens sociaux, la technologie et le bien-être

Alex Foster-Petrocco présente une étude sur les liens sociaux et le bien-être.

Alex Foster-Petrocco

11 mai 2021

Série En bref de l’Institut Vanier : Mobiliser la recherche sur les familles au Canada

ÉTUDE : HARTT, M. « COVID-19: A Lonely Pandemic », Cities & Health (24 juillet 2020). Lien : https://bit.ly/3fANqG5


Les autorités de santé publique à travers le monde ont recommandé de pratiquer la « distanciation physique » afin de protéger les personnes vulnérables contre la maladie à coronavirus. Dans COVID‑19: A Lonely Pandemic, Maxwell Hartt s’intéresse à l’influence de telles mesures de sécurité sur notre façon d’interagir, et souligne l’effet potentiellement plus important que peut avoir ce changement sur les personnes âgées.

L’auteur met en relief les différences entre l’isolement social et la solitude. L’isolement social en soi n’entraîne pas nécessairement un sentiment de solitude, certaines personnes ayant tendance à se sentir seules malgré de nombreux liens sociaux, alors que d’autres se contenteront de rapports plus limités. Toutefois, le changement soudain dans nos manières d’interagir en raison des mesures de confinement, des fermetures et des quarantaines qui nous ont été imposées est susceptible de perturber la vie sociale de ceux qui se disaient satisfaits avant la pandémie, en plus d’intensifier le sentiment de solitude de ceux qui en souffraient déjà.

Si l’auteur note que la solitude peut toucher des personnes de tous âges, il souligne par ailleurs que les personnes âgées peuvent être particulièrement vulnérables à l’isolement. En effet, plusieurs d’entre elles sont à la retraite et se sont retirées de leur cercle social professionnel après avoir quitté le marché du travail, et certaines ont perdu leur partenaire de vie et/ou ne cohabitent pas avec leurs enfants maintenant adultes ou leur famille. De plus, pendant les périodes de confinement liées à la crise sanitaire, bon nombre des stratégies qu’ont adoptées les gens pour maintenir leurs liens sociaux reposent sur des technologies (ex. : Zoom, FaceTime, courriel) qui ne sont pas aussi couramment utilisées par la population plus âgée.

Aujourd’hui, alors que la société entre tantôt en confinement, puis en sort et y retourne à nouveau, les interactions sociales en ligne ne sont pas près de disparaître. L’auteur insiste sur le fait que les connaissances en informatique et l’accès à Internet peuvent contribuer à bâtir une communauté post-COVID prospère, mais ce ne serait qu’une partie de la solution. Il propose donc de soutenir davantage les communautés mixtes, comme le réseau virtuel « Village to Village », qui favorisent les liens entre les aînés d’une même région et offre à la fois des activités en personne et en ligne. En encourageant les personnes âgées à développer leurs cercles sociaux en ligne et hors ligne, les communautés mixtes peuvent contribuer à atténuer les effets de l’isolement social associé au confinement. En outre, elles seront en mesure de fournir des liens pour les interactions en personne lorsque les mesures de distanciation physique viendront à s’assouplir.

Alex Foster-Petrocco est rédacteur professionnel et titulaire d’un baccalauréat en histoire de l’Université de Carleton.

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