En bref : Enquête américaine sur le bien-être du personnel de l’enseignement supérieur

Diana Gerasimov partage les résultats d’une enquête sur les expériences des professeurs de l’enseignement supérieur au cours de la dernière année aux États-Unis.

Diana Gerasimov

19 avril 2021

Série En bref de l’Institut Vanier : Mobiliser la recherche sur les familles au Canada

ÉTUDE : Fidelity Investments and The Chronicle of Higher Education, « More Than Half of College and University Faculty Considering Leaving Teaching, Citing Burnout Caused by Pandemic », BusinessWire, no 968530.1.0 (2021). Lien : https://bwnews.pr/2Qc59ZK


Alors que la pandémie de COVID-19 continue d’avoir des répercussions sur le marché du travail, les établissements d’enseignement supérieur ont été confrontés à des défis importants concernant leurs milieux de travail et leurs fonctions au cours de la dernière année. Une enquête américaine menée en octobre 2020 par Fidelity Investments et The Chronicle of Higher Education auprès de plus de 1 100 membres du corps professoral a permis de mettre en relief le bien-être des professeurs ainsi que l’incidence de la pandémie sur leur travail et leur carrière.

En raison de l’évolution du contexte lié à la pandémie de COVID-19, plus de 55 % des professeurs ont envisagé de changer de domaine ou de prendre une retraite anticipée.

Les membres du corps professoral se disent découragés et épuisés sur le plan émotionnel

  • 69 % des professeurs ressentaient du stress ou de l’anxiété, comparativement à 32 % en 2019;
  • 35 % avaient éprouvé de la colère, contre seulement 12 % en 2019;
  • 68 % se sentaient fatigués, par rapport à 32 % en 2019.

Les femmes faisant partie du corps professoral ont été touchées de manière disproportionnée par les changements survenus dans le cadre de la pandémie. Parmi les femmes professeures :

  • La proportion de celles se disant stressées a grimpé à 75 % en 2020, soit plus du double des 34 % qui se disaient stressées en 2019. À titre comparatif, 59 % des professeurs masculins disaient se sentir stressés en 2020;
  • 82 % affirmaient que leur charge de travail avait augmenté en raison de la pandémie, comparativement à 70 % des professeurs masculins;
  • 74 % disaient que leur équilibre entre le travail et la vie personnelle s’était détérioré en 2020, contre 63 % de leurs homologues masculins.

Certains professeurs envisagent une retraite anticipée

  • Plus du tiers des membres du corps professoral titulaires et non titulaires signalaient une baisse de leur satisfaction professionnelle – soit 40 % chez les professeurs titulaires et 33 % chez leurs homologues non titulaires;
  • 55 % des professeurs avaient songé à changer de domaine ou à prendre une retraite anticipée, dont 35 % des professeurs titulaires.

Bien que de nombreux membres du corps professoral aient rencontré des difficultés en raison de l’évolution du contexte lié à la pandémie de COVID-19, plus de la moitié d’entre eux disaient s’être sentis soutenus par leur établissement au cours de cette période.

  • 53 % des professeurs estimaient que leur établissement accordait la priorité à leur sécurité;
  • 50 % qualifiaient de « bons ou très bons » la réponse de leur établissement à la pandémie et les efforts déployés pour soutenir le travail et la vie du corps professoral.

Un corps professoral compétent et diversifié joue un rôle fondamental dans le succès et la réputation des établissements d’enseignement supérieur. Or, le fait de perdre de nombreux membres en raison de retraites anticipées ou de changements de carrière risque d’être lourd de conséquences pour les établissements qui mettront de nombreuses années avant de retrouver leurs standards antérieurs à la pandémie.

Cette enquête portant sur les travailleurs du secteur de l’éducation pendant la pandémie fournit des renseignements fort précieux pour ceux et celles qui, dans ce secteur, s’emploient à réinventer leurs modèles d’emploi, afin de s’assurer que leur personnel et leurs professeurs bénéficient du soutien et des ressources dont ils ont besoin pour réaliser au mieux leur potentiel.

Diana Gerasimov est titulaire d’un baccalauréat en communications et études culturelles de l’Université Concordia.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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