Données du Recensement : l’état de la situation sur l’emploi, l’éducation, les déplacements pour le travail et la mobilité

Aujourd’hui, Statistique Canada a publié le dernier volet des nouvelles données issues du Recensement de 2016, ainsi qu’une série de publications illustrant en détail diverses tendances en lien avec l’emploi, l’éducation, les déplacements pour le travail et la mobilité au Canada.

Outre les données mises à jour et les autres tableaux sommaires, les fiches infographiques et les extraits vidéo, une nouvelle parution dans la série Recensement en bref propose aussi une analyse en plusieurs volets, notamment en ce qui concerne les frais d’éducation postsecondaire, les tendances de l’emploi, les aînés au travail, les déplacements pour le travail ainsi que la mobilité familiale. Ces données du Recensement jetteront un éclairage utile sur certains aspects touchant les familles, l’éducation et le travail, qu’il est possible de situer dans un cadre élargi auquel l’Institut Vanier s’est intéressé.

La publication de ces données offre un nouveau regard sur certains renseignements et indicateurs socioéconomiques clés à propos de la réalité familiale au Canada. En voici quelques exemples :

 

– Les aînés en emploi représentent un groupe démographique de plus en plus important au Canada (et plusieurs d’entre eux ont des rapports financiers avec les plus jeunes générations). Cette situation change quelque peu la notion commune de « retraite ».

  • Selon les estimations, 13,7 % des aînés canadiens participaient au marché du travail en 2016, soit plus du double qu’en 2000 (à 6 %). Parmi les aînés, le groupe d’âge des 65 à 69 ans affichait le plus haut taux de participation au marché du travail (soit 26 %).
  • Plus du tiers (36 %) des Canadiens interrogés considéraient les gains d’un emploi régulier au titre de leurs revenus éventuels à la retraite.
  • La dette moyenne déclarée par les aînés au Canada s’établissait à environ 16 000 $ au 2e trimestre de 2017, en hausse de 4,3 % par rapport au même trimestre l’année précédente. En contrepartie, cette augmentation s’accompagnait d’un recul de 7,3 % de leur taux de défaillance, ce qui donne à penser qu’ils réussissent à effectuer leurs versements.

 

– Les obligations et les ressources financières des étudiants sont tout à fait particulières, et les familles font preuve d’innovation et d’inventivité pour leur venir en aide. 

  • Les six dixièmes des étudiants universitaires interrogés au Canada disent recevoir une aide financière aux études de la part de leurs parents, de leur famille ou de leur conjoint. Les autres sources de financement à cet égard proviennent d’un emploi régulier (49 %) ou d’un emploi d’été (44 %), ou encore de prêts et bourses de source gouvernementale (41 %).
  • Le tiers des parents ayant des enfants de moins de 25 ans affirment s’être endettés pour financer l’éducation de leurs enfants, et 36 % d’entre eux pensent par conséquent devoir repousser l’heure de la retraite.

 

– Les déplacements sont une réalité bien connue des Canadiens en emploi, mais de plus en plus de travailleurs sont appelés à franchir de grandes distances pour le travail (parfois outre-frontière), ce qui se répercute sur la vie de famille.

  • En 2011, 8 % des Canadiens prenaient une heure ou plus pour se rendre au travail et 12 % d’entre eux avaient chaque jour une destination différente.
  • Parmi les membres de la famille qui travaillent loin du foyer familial (dont de nombreux travailleurs du secteur des sables bitumineux dans le nord de l’Alberta), plusieurs s’en remettent à des « réseaux d’entraide » pour mieux gérer leurs responsabilités familiales, avec l’aide de proches, d’amis, de voisins et des technologies de communication (ex. : Skype).

 

– Au Canada, plusieurs familles sont confrontées à une importante mobilité (les familles des militaires notamment) et cette situation affecte éventuellement la vie de famille, le travail et l’accès aux services communautaires. 

  • Plus d’un cinquième des Canadiens (22 %) disent avoir déménagé pour des motifs liés au travail.
  • Les six dixièmes des entreprises nord-américaines consultées affirment que certains de leurs employés refusent des offres de réinstallation en raison des « liens familiaux » ou pour des « raisons familiales ».
  • Parmi les répondants, plus du quart (27 %) des conjoints des Forces armées canadiennes (FAC) disent avoir dû déménager au moins quatre fois en raison des affectations militaires.
  • Près des trois dixièmes (29 %) des conjoints des FAC interrogés considèrent qu’il est « extrêmement difficile » de recouvrer leur ancienneté au travail à la suite d’une réinstallation.

 

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