Données du Recensement de 2016 : nouveau regard sur le budget de la famille au Canada

La publication aujourd’hui des données sur le revenu tirées du Recensement de Statistique Canada met en relief la diversité et la complexité du budget familial, à l’image des familles elles-mêmes. Même si la question des finances familiales donne d’abord à penser au travail rémunéré, ces nouvelles données de recensement brossent un tableau élargi qui tient compte des revenus d’autres sources, comme les placements, les paiements de transfert, les avantages sociaux, l’aide sociale, etc. Par ailleurs, deux nouvelles parutions dans la série « Recensement en bref » proposent des analyses ciblées portant sur les enfants des ménages à faible revenu et les taux de cotisation à certains régimes enregistrés d’épargne.

Toutefois, ces données ne procurent pas un profil exhaustif du budget de la famille, puisqu’il faut aussi tenir compte des nombreux transferts intergénérationnels diversifiés et complexes qui échappent au Recensement, notamment la contribution financière des grands-parents au profit des plus jeunes générations (ex. : REEE, paiement des colonies de vacances), ou encore la participation financière des parents pour leurs enfants d’âge adulte (ex. : contrat de téléphonie cellulaire, etc.).

Les données du Recensement en matière de revenu jettent un éclairage utile sur certains aspects du budget familial dans une perspective élargie auxquels l’Institut Vanier s’est intéressé, entre autres :

 

Le Canada compte de plus en plus d’aînés sur le marché du travail…

  • En 2016, 14 % des aînés occupaient un emploi rémunéré, soit plus du double qu’en l’an 2000 (6 %).
  • Parmi les Canadiens qui pensent travailler après l’âge de 65 ans, environ six dixièmes des répondants le feront par nécessité, alors que les quatre dixièmes restants le feront plutôt par choix.
  • Au Canada, l’âge moyen de la retraite se situait à 63,4 ans en 2015 (par rapport à 60,9 ans en 1998).
  • En 2015, 14,5 % des aînés canadiens disaient vivre en fonction d’un faible revenu, soit une proportion largement inférieure aux 31 % enregistrés en 1976 (néanmoins plus que les 12 % de 2005).

 

Les familles jouent un rôle essentiel pour soutenir le parcours scolaire des plus jeunes générations…

  • En 2015, la moitié des nouveaux diplômés universitaires au Canada déclaraient traîner une dette d’étude, à hauteur de 27 000 $ en moyenne.
  • Au Canada, les six dixièmes des étudiants qui sortaient de l’université en 2015 affirmaient avoir bénéficié d’une aide financière aux études de la part de leurs parents, de leur famille ou d’un conjoint.
  • Les quatre dixièmes des parents canadiens interrogés en 2016 considéraient que le financement des études de leurs enfants avait préséance sur l’épargne-retraite.

En collaborant avec divers organismes comme Statistique Canada, l’Institut Vanier cherche à favoriser la mise en commun de faits vécus inspirants et de données de recherche probantes et factuelles en vue de mieux comprendre les familles modernes, et ce, par l’entremise de diverses ressources, publications et initiatives de participation publique. Pour en apprendre un peu plus sur la nature de notre collaboration avec Statistique Canada, consultez le blogue intitulé Découvrir les familles diversifiées du Canada avec Nora Spinks de l’Institut Vanier de la famille.

 


Publié le 13 septembre 2017

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